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AgoraOM : la grande place du déshonneur


" L'heure est grave pour le supportérisme à Marseille, une ville qui a porté son club mythique, le seul en France, au sommet de l'Europe" écrit Samia Ghali, Maire adjointe de Marseille, dans un courrier adressé à Madame Maracineau, Minsitre des Sports.

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En plus de la crise sanitaire, le football français connaît une dépression sans précédent, d'un point de vue économique mais aussi culturel. Les stades sont vides, les clubs ne perçoivent pas d'argent, n'ont plus de visibilité... Bref, l'heure devrait être à la solidarité et nous devrions voir des clubs unis, entre institution et supporters, entre joueurs et dirigeants et voire même entre clubs. Après cette vision utopiste, revenons en au fait et partons à Marseille, où les flammes grandissent, entretenues par Jacques Henri-Eyraud et Franck McCourt, président et propriétaire du club.


Lorsque nous parlons de Marseille, nous pensons au soleil, à la mer, au Vieux-Port, mais nous pensons surtout à l'Olympique de Marseille, qui fait battre le cœur de cette ville. Marseille vit au rythme de son club, pour son club. Marseille n'est pas simplement la deuxième ou troisième ville de France, c'est une terre de football depuis 1899. Plus de 120 ans d'histoire pendant lesquels les supporters ont vibré, chanté et pleuré pour leur club. 120 ans de joie, mais également de tristesse parfois. Un 26 mai 1993 qui a fait explosé tout un peuple, alors sur le toit de l'Europe, et une année 2021 qui aura enflammé le peuple marseillais face à sa direction. Nous sommes le 16 février 2021, et le projet AgoraOM entre dans l'arène, alors que la tête du club est mise à prix, pour mauvaise gestion économique, mauvaise gestion sportive et très mauvaise communication. AgoraOM répond aux violences des supporters de la fin du mois de janvier, qui ont pris d'assaut le centre d'entraînement, avec pour objectif la destitution de Mr Eyraud, jugé incompétent par l'âme du club. L'heure est donc bien grave pour le supportérisme Marseillais, qui se sent bafoué et trahi au plus au point par la direction. L'OM, club le plus populaire de France, rassemblant toutes les générations, toutes les ethnies, toutes les religions, l'OM cosmopolite, se voit retirer ses groupes de supporters. Imaginez vous, enlever à l'AS Saint-Etienne ses supporters qui réchauffent un Chaudron, aujourd'hui trop froid. Imaginez-vous enlever au Borussia Dortmund son mur jaune. Imaginez vous des clubs sans supporters, stades glacials, sans âme et sans élan populaire… Que serait le football sans ça ?

Anéantir les clubs de supporters marseillais, c'est anéantir l'OM et enfoncer encore un peu plus le football français, qui sombrerait dans les dettes, sans diffuseurs, sans talents, qui partiront à l'étranger, laissant en France des championnats fades et anecdotiques. Les supporters phocéens scandent "l'OM c'est nous !", le football français crie "Sauvez-nous !".


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